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Que dire de cette drôle de période ni complètement pourrie (non, ça c'était janvier !), ni complètement super ? L'espace-temps dans lequel j'évolue depuis quelques semaines ressemble étrangement à un sas de décompression, entre un AVANT/sorte d'âge d'or personnel et un APRES/sorte de futur âge d'or fantasmé. Et si on regarde tout ça de plus près, pile, c'est un peu la merde, et face, c'est une certaine liberté et plein de possibles. Le plus chiant, c'est qu'il faut faire avec les 2 faces ; éviter de se lamenter sur l'une et éviter aussi de trop s'extasier sur l'autre.

En fait, c'est un peu comme si j'étais un personnage de Girls, une fille un peu work in progress mais version mère de famille : quelques jours de bureau à la grande-chaîne-de-télé mais en mode peau de chagrin (pôle emploi, merci de ton soutien), de grosses incertitudes professionnelles et du temps libre pour y réfléchir (au point que je rêverais qu'une madame Irma me dise de quoi demain sera fait), des pistes de reconversion qui se profilent mais on va y aller doucement, plein de projets DIY qui font ressembler notre chez nous à un atelier géant d'expérimentations diverses (by the way les bébés chênes se portent à merveille), le trio gagnant de la chômeuse-angoissée qui prend soin d'elle (sophro-yoga-méditation), de chouettes rencontres un peu dingos et des copines loufoques toujours au rdv, une bipolarité savamment cultivée (ben oui, pusqu'on l'est tous un peu d'après nos chers labos, allons-y gaiement !), notamment via un style vestimentaire qui déconcerte un peu tout le monde (il y a yoga day, mais aussi talons chics day, hippie day, girlie day, pyjama day...) mais il faut bien s'adapter à cette nouvelle vie et à ces jours qui se suivent mais ne se ressemblent jamais.

Pourtant, malgré ce gros bordel parfois un peu déprimant, il y a un gimini cricket dans ma poche qui me chuchote que ça va aller, que ça va être drôlement cool et qu'on va tous s'en sortir vivants. Et j'ai envie de le croire. Parce que dans le fond, c'est ça dont il est question : la vie, avec ses remous, mais la vie qui palpite, qui frétille, qui sautille. Le plus dur étant quand même de rassurer ma petite chouquette de fille qui a bien saisi que c'était un peu bizarre en ce moment... Quand il ne s'agit que de soi, on s'en fout de plus avoir de filet de sécurité, mais dès qu'une petite bouille rose pointe son nez dans l'histoire, c'est plus tout à fait la même chose(bordel de merde ce que c'est dur d'être mère ! et puis tout le reste à la fois !).

Allez, à bientôt les gens !