02 mai 2008
Chronique familiale
"En tête-à-tête avec moi-même, souvent je me tâte pour trouver le thème..." comme le chante si bien M.
Je tourne en rond, avec monsieur chat qui est plus câlin que jamais (je crois qu'il me comprend) et ne décolle pas de mes bras/mon cou/mes épaules.
L'Homme bosse.
Et je lis : d'ailleurs, je ne sors plus de l'épopée familiale...
Après quelques jours passés avec les Lament, ce bouquin sur les Jardin me trouble bien plus que je ne l'attendais.
Chaque page ou presque me renvoie à ma propre famille, souvent qualifiée de "fantaisiste", fascinante vue de l'extérieur, mais peu enviée quand il s'agit d'y vivre et d'en supporter les péripéties, puis ensuite d'en porter l'héritage (bien qu'il reste toujours quelqu'un pour rester dans le déni et admirer jusqu'au bout !)
On ne sort pas indemne de sa famille, et ce Jardin là le dit mieux que personne, et avec beaucoup d'affection.
Edit de 10h15 : on part pour une randonnée pédestre dans les couloirs d'Ikéa. Cette folle aventure me met du baume au coeur ! Il est formidable mon Homme, et finalement c'est un peu lui ma nouvelle famille, et dans la plus grande simplicité (bon j'avoue, pas tout le temps, mais c'est ça qui est bien !)
19 avril 2008
Open book et pensées sur le WWW
Merci pour tous vos messages et commentaires ; c'est drôle de voir que c'est le mot "sincérité" qui remporte tous les suffrages, alors que l'on se rencontre par écrans interposés. La preuve que derrière le grand World Wide Web et ses machines il y a des individus...
(je suis vraiment con, mais vous le savez déjà, alors je continue : cette dernière phrase hautement philosophique me fait penser au Jugement dernier (T2) : vous savez, quand le terminator commence à avoir des sentiments humains grâce à John, genre "c'est mal de tuer", et puis la fin est quand même vachement émouvante !
Bon ceci était une parenthèse débile, je vous l'accorde...)
Bref, voilà mes livres du moment : y'en a du en cours de lecture (un délice cette famille Lament), y'en a du juste fini (Ghost World), du qui se feuillette de temps en temps (Sophie je t'aime), du polar que-je-me-garde-précieusement-pour-le-moment-opportun (Indridason) et du Jardin de midinette qui se relit pour garder le sourire les mauvais jours.
Voilà !
Bon week end !
11 novembre 2007
Hérisson, camélias et cancoillotte
(je suis très "orange" en ce moment... et ce carré n'a absolument rien à voir avec le billet qui suit !)
Je suis toute chamboulée alors que je termine à l'instant la lecture de L'élégance du hérisson, petit chef-d'œuvre de Muriel Barbery.
C'est fou comme, parfois, certaines choses arrivent à point nommé (j'adore cette expression). Car voyez-vous, comme sûrement tout un tas de lecteurs, j'ai retrouvé un peu de moi dans Renée. Comme elle, j'ai l'impression de mener une double-vie. Comme elle j'ai un camélia frémissant dans la poitrine. Comme elle, Il faut que quelque chose finisse, il faut que quelque chose commence. Et justement, je commence à croire à ma bonne étoile, m'autorisant à rêver que je vais peut-être sortir de la "clandestinité" et rendre mon tablier, au sens propre comme au sens figuré. Cette semaine je garderai donc les doigts croisés bien forts. Et je continuerai à manger de la cancoillotte... (d'où le titre de ce billet bien confus...)